jeudi 7 mars 2013
dimanche 24 février 2013
Michel Bourçon
et ainsi les arbres
Michel Bourçon
pourrait être qualifié de poète contemplatif. On entre dans sa poésie au rythme
du fleuve, de la respiration de la nature, du ciel, des arbres, et tout particulièrement
dans ce recueil, de l’horizon. Mais toujours cette contemplation nous ramène à
notre position d’homme.
L’horizon
ponctue le rythme du poème, appelle au silence parfois, à l’écoute, à la
communion, à nos existences. Se laisser porter.
là-bas,
nous regardons un secret bien gardé. ce que nous voyons est au-delà de ce qui
s’offre à nos yeux. des mots viennent à nous, investissent l’esprit autant que
la bouche, avec leurs bruits d’insectes. impossible de s’en défaire, même si le
paysage en appelle au silence.
* * *
Couverture de Christine Richez /
13x18 cm ; 32p.
vendredi 19 octobre 2012
Albane Gellé
Nous valsons
Il y a comme une jubilation à mettre à distance la gravité par une valse
d’images empreintes de l’enfance, sans jamais tomber dans l’insouciance et la
naïveté. Car on sait bien de quoi il retourne en toile de fond. Nous valsons pour dire peut-être, nous
allons, avec toute la quincaillerie de l’existence, et ça sonne et roule à
l’oreille du lecteur pour un vrai grand plaisir.
coeur galactique et nos
nuages d'après-guerre
nous prononçons bientôt matin
et au galop ce qui résonne
plus d'embarras (enfin)
pour les cadeaux
donnés reçus
* * *
le vent rafales comme si
traversant l'atmosphère
(ses bruits d'air cherchent
passages)
je tu il nous très trop
légers
et s'égratignent nos images
de plantations
(quand même les arbres
tombent meurent*)
puis
l'étonnement du calme
(revenu)
et le retour galop de nos
affolements
* * *
avec le bout du pied
nous jetons querelles
dans le caniveau, nous
attendons
des trains dans de petites
gares
en écoutant des uns des
autres les promesses
et les recommandations - nous
nous éloignons
Couverture
de Jette Hampe
mercredi 4 juillet 2012
Philippe Païni et Geneviève Peigné
Philippe Païni
Les visages s’effacent
Les visages s’effacent
Prague, Rome, Kedzierzyn, et d’autres, des lieux à traverser,
autant de visages et de corps à croiser, d’aujourd’hui ou pas ; on est
dans le monde des hommes, c’est-à-dire dans ces constructions humaines : urbaines,
historiques. Le poète tissent des liens possibles entre ces extérieurs
puissants et nos intériorités.
peut-être
encore quelque chose comme
la
vie
entre
les pavés
ce
qui lentement les soulève ici
ou
là
lentement
ce qui creuse
ailleurs
peut-être
quelque chose bruit qu’on n’entend pas
dans
le bruit
le
grand bruit des vivants qui se tiennent ainsi
main
dans la main la bouche
dans
l’oreille ou parlant fort
au-dessus
des files de voitures entre deux
quintes
d’autobus
termini
termini
et
la communauté des vivants s’ébranle lentement
continue
invisiblement à se déplier dans la nuit
et
parle parle sans fin à y percer des trous
13x18
cm ; 40p. 7,70 € / Couverture de Solange Knopf
___________________________________________________________________________
Geneviève Peigné
A défaut de
miracle
Incision des mots qui approchent nos impossibles, nos attitudes bancales,
nos petits arrangements intérieurs. Chacun retrouvera ce « miracle »
tant rêvé, fantasmé, inaccessible puisque lié à notre condition d’Homme. C’est
jusque dans les petits riens de la vie, qui somme toute, sont la vie.
Redescendre
de la neige
qui
tire son drap jusqu’à la vitre
de
l'alcool de lettres de cachets
et
autres téléphériques
Elles
clochent
ces
façons de se détacher
sans
salissure
hémorragique
d’une
haine indécise
peut-être ?
***
Miracle
Le
point de vue du nouveau-né
reste
douteux
à
rechercher toute sa vie
une
parole
aussi puissante que son cri.
Couverture
de François Ridard / 13x18 cm ; 32p. 7,70 €
lundi 26 mars 2012
Stéphanie Ferrat
Ventres
on garde au devant
absents les corps
comme écorces
cellules mortes
se forme une pellicule de boue
tout à l’intérieur émigre
absents les corps
comme écorces
cellules mortes
se forme une pellicule de boue
tout à l’intérieur émigre
* * *
le blanc
peu à peu s’en va
l’hiver lave
peigne
l’herbe sensible n’y peut rien
* * *
tant de
tambours
de chaleurs évadées
on perd par noyaux
par boule
par poignées successives
de chaleurs évadées
on perd par noyaux
par boule
par poignées successives
*
* *
on n’écrit
pas la tristesse
mais la répétition
tout ce qui subitement disparaît
avec la boue
l’herbe non-mâchée
* * *mais la répétition
tout ce qui subitement disparaît
avec la boue
l’herbe non-mâchée
Couverture de l'auteur.
samedi 10 mars 2012
Rencontres avec les Editions Potentille à l'occasion du 14ème Printemps des poètes
Bibliothèque de Lormes (58)
le vendredi 16 mars à 19h00
Présentation et discussion autour des Editions Potentille, ainsi qu'une lecture de Geneviève Peigné ( poésie et romans chez Actes sud, La Goulotte, Virgile... et dans le programme 2012 de Potentille).
Librarie Le Cyprès (Nevers)
le samedi 24 mars à 18h00.
Bibliothèque de Lormes (58)
le vendredi 16 mars à 19h00
Présentation et discussion autour des Editions Potentille, ainsi qu'une lecture de Geneviève Peigné ( poésie et romans chez Actes sud, La Goulotte, Virgile... et dans le programme 2012 de Potentille).
Librarie Le Cyprès (Nevers)
le samedi 24 mars à 18h00.
Un choix de poèmes parmi les publications de Potentille sera mis en
voix par Isabelle Robbe, Corinne Fréguin et Anne Belleveaux.
Puis le plaisir de l’échange et de la convivialité avec vous tous…
A bientôt !
L'intitulé du 14e Printemps des Poètes voudrait
inviter à considérer quelle parole les poètes tiennent sur les commencements,
apprentissage du monde entre blessures et émerveillements, appétit
de vivre et affrontement à la « réalité rugueuse », comment leur écriture aussi
garde mémoire du rapport premier, libre et créatif, à la
langue. …/…
Jean-Pierre Siméon
mardi 6 septembre 2011
Armand Dupuy

La tête pas vite
extrait
Seul, ................on est là, .........pas sûr,
pris par ce qu'on essuie
de fond gris.
On voudrait sentir la vie plus fort,
mais rien n'échafaude,
quelques phrases passent.
Le paysage lisse, .........lisse avec lui
qui va la route.
Des lignes s'agacent, se perturbent ou s'interrompent
................................juste après le bleu,
............................... sa quantité face au gris.
Pourtant les lignes
ne bougent pas, ......bougent .....mais le font
moins vite que les cyprès devant.
Au fond, il n'y aurait pas grand chose à dire.
Juste un arbre qu'on ne voit pas
dévore plus bas,
personne n'est là.
Couverture de bobi+bobi
bobibook.blogspot.com
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